« Site livré en 48 heures » : on le lit partout. Dans la vraie vie, un site vitrine correct prend deux à trois semaines — et dans ce délai, la moitié du temps ne dépend pas de celui qui code. Voici le calendrier réel, phase par phase, et ce que vous pouvez faire pour le raccourcir.
Commençons par une distinction utile : il y a le temps de fabrication (quelques jours) et le temps de projet (plusieurs semaines). Confondre les deux, c'est la source de toutes les déceptions, dans les deux sens.
Les 4 phases, et leur durée réelle
1. Le cadrage (1 à 2 jours)
Objectif du site, pages nécessaires, ce que doit faire le visiteur en arrivant (appeler, demander un devis, réserver). C'est court, mais c'est ce qui évite de tout refaire à la fin. Un projet sans cadrage part toujours en allers-retours.
2. Les contenus (3 à 10 jours — et c'est vous)
Textes, photos, horaires, mentions légales, logo. C'est la phase la plus longue de tout projet, et elle ne dépend pas du prestataire. Un artisan qui a 10 photos de chantier prêtes et 300 mots par page boucle cette étape en trois jours. Sans matière, on peut attendre trois semaines pour un fichier.
3. La conception et l'intégration (4 à 7 jours)
Structure, mise en page, adaptation mobile, formulaires, vérifications techniques. C'est le cœur du travail de fabrication. Sur une page unique, c'est 2 à 3 jours.
4. La mise en ligne (1 à 2 jours)
Nom de domaine, certificat, emails, sitemap, Search Console, tests sur plusieurs téléphones. À ne pas expédier : c'est ici qu'on évite les mauvaises surprises du type « le formulaire n'arrive pas ».
Ce qui rallonge un projet (et ce n'est presque jamais la technique)
- Les photos. Soit il n'y en a pas, soit elles pèsent 8 Mo chacune. Dans les deux cas, ça bloque.
- Les allers-retours de validation. Trois personnes qui donnent trois avis différents, et le projet prend deux semaines de plus.
- Le nom de domaine et le DNS. Un transfert mal préparé peut immobiliser un site 48 h.
- Les textes rédigés « plus tard ». Un site sans contenu n'existe pas, même s'il est codé.
- Le changement de périmètre en cours de route. « Et si on ajoutait une boutique ? » à la deuxième semaine, c'est un nouveau projet.
Peut-on avoir un site en une semaine ?
Oui, dans un cas précis : une page unique, avec des contenus prêts, un nom de domaine déjà acheté, et une seule personne qui valide. C'est exactement le format à 700 € : une page qui dit qui vous êtes, ce que vous faites, où, et comment vous joindre. Pour un artisan qui a besoin d'exister avant l'ouverture d'un chantier ou d'une saison, c'est souvent suffisant pour démarrer — et la vitrine complète vient six mois plus tard, quand l'activité le justifie.
En revanche, méfiez-vous du « site complet en 48 h » : dans le meilleur des cas, c'est un modèle générique rempli à la hâte, sans référencement, avec les textes de démonstration encore en place. On en voit régulièrement arriver en réparation.
Le calendrier qu'on tient, et comment
La méthode est simple et elle évite 90 % des retards : le calendrier est fixé au devis, avec deux dates — celle où vous fournissez les contenus, et celle de la mise en ligne. À partir de là, on travaille sur un site de test accessible en permanence, vous voyez l'avancement sans attendre la fin, et les corrections se font au fil de l'eau plutôt qu'en une seule fois à la fin.
Concrètement, pour une vitrine à 1 500 € : cadrage et arborescence en début de semaine 1, maquette validée avant le week-end, intégration en semaine 2, mise en ligne en semaine 3 après les tests mobile et vitesse. Le détail des prestations est ici, les prix sur la page tarifs, et le devis est gratuit.
Si vous avez une date butoir (ouverture, saison, salon), dites-la dès le premier échange. Un professionnel sérieux vous dira s'il peut la tenir — et vous préviendra avant, pas après.
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