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Votre prestataire web ne répond plus ? Comment récupérer votre site, étape par étape

Le plan en trois étapes pour reprendre la main sur votre site, sans casser ce qui fonctionne

Le site est en ligne, vous payez l'hébergement, mais plus personne ne répond aux mails. Le prestataire qui a fait votre site a disparu — ou pire, il vous réclame une somme pour « rendre » les accès. Voici comment on reprend la main, dans le bon ordre, sans perdre votre référencement.

C'est une situation qui arrive plus souvent qu'on ne le croit, et chaque semaine compte : un hébergement non renouvelé peut faire disparaître votre site, et un nom de domaine qui expire peut être racheté par n'importe qui dans les jours qui suivent. Alors on y va méthodiquement.

Reprendre la main : 3 étapes1Identifier les titulairesdomaine · hébergementcomptes Google · codesans rien modifier2Sauvegarder l'existantfichiers · base de donnéesemails · zone DNSavant toute action3Transférer proprementredirections 301mêmes adresses de pagessans perdre le SEOComptez 1 à 5 jours selon le registrar et l'hébergeur.
Les trois étapes, dans cet ordre précis

Étape 1 — Savoir qui détient quoi (avant de toucher à quoi que ce soit)

La question qui décide de tout : à quel nom sont enregistrés le nom de domaine et l'hébergement ? C'est la première chose qu'on vérifie, et c'est aussi la source de 80 % des blocages. Trois configurations possibles :

ÉlémentTitulaire sainSituation à risque
Nom de domaineVotre entreprise, avec votre emailAu nom du prestataire ou d'une agence tierce
HébergementVotre compte, vos facturesHébergement mutualisé « offert » chez le prestataire
Code du siteVous avez un accès FTP ou une copieAucune sauvegarde, aucun accès
Google / Search Console / AnalyticsPropriété à votre emailComptes créés par le prestataire, non partagés

Pour vérifier à qui appartient un domaine, une recherche « whois » sur n'importe quel site gratuit vous donne le titulaire (masqué en partie si le prestataire a activé la confidentialité, mais le registrar est visible). Si le titulaire n'est pas vous, il faut un transfert — et le prestataire doit donner son accord, ce qui est précisément le problème quand il ne répond plus.

Ce qui n'est pas négociable : le contenu de votre site (textes, photos de vos chantiers, vos clients) et vos données vous appartiennent. Le nom de domaine, en revanche, appartient juridiquement à celui qui l'a enregistré. C'est pour cette raison qu'un site livré « avec domaine au nom de l'agence » est un piège, et ce n'est pas une question de technique mais de contrat.

Les 4 accès à mettre à votre nomNom de domainechez le registrarHébergementpanneau + facturesCode du siteaccès FTP ou copieComptes GoogleSearch Console · AnalyticsTant que ces quatre points ne sont pas clarifiés, aucune réparation n'est durable :le prestataire suivant héritera du même problème.Vérifier prend une heure. Récupérer un domaine perdu peut prendre des mois.
Les quatre accès qui décident si vous êtes propriétaire de votre site

Étape 2 — Sauvegarder avant de réparer

Dès que vous avez un accès FTP, un accès à l'administration du site ou un accès à l'hébergeur, la première action n'est pas de modifier, c'est de copier :

  • Tous les fichiers du site (archive complète du répertoire web).
  • La base de données si le site en a une (export SQL).
  • La zone DNS, en capture d'écran et en fichier d'export : c'est ce qui permet de remettre les emails en route après un transfert.
  • Les accès Google (Search Console, Analytics) : ajoutez votre adresse comme propriétaire, pas comme simple utilisateur.

Cette sauvegarde est aussi votre assurance en cas de mauvaise surprise : un site peut sembler fonctionner et contenir une porte dérobée laissée par un prestataire malhonnête. On ne le découvre qu'en regardant le code — raison de plus pour archiver avant de toucher.

Étape 3 — Remettre en ligne sans perdre le référencement

Le transfert est la partie délicate. Un site déplacé sans précaution perd ses positions en quelques jours, et il faut parfois des mois pour les retrouver. Les règles à respecter, dans l'ordre :

  1. Garder le même nom de domaine. Ne changez jamais de domaine en même temps que de prestataire : traitez les deux séparément, à un mois d'intervalle.
  2. Conserver les adresses de pages à l'identique. Si une adresse doit changer, mettez en place une redirection 301 de l'ancienne vers la nouvelle, page par page.
  3. Migrer le DNS en dernier, une fois le nouveau site en place et testé sur une adresse temporaire.
  4. Vérifier les emails professionnels : c'est ce qu'on oublie le plus souvent, et c'est ce qui fait perdre le plus de devis (un email qui ne reçoit plus ne fait aucun bruit).
  5. Resoumettre le sitemap dans Search Console et surveiller les erreurs d'exploration pendant trois semaines.
Calendrier type d'une reprise de siteJour 1audit des accèswhois + FTPJour 2-3sauvegarde totalefichiers + base + DNSJour 4-5mise en placenouvel hébergementJour 6-7bascule DNSvérif emails + 301
Une semaine suffit quand les accès existent

Les trois erreurs qui coûtent le plus cher

  • Payer pour « récupérer » ce qu'on possède déjà. Si le domaine est à votre nom, le prestataire n'a aucun droit dessus : passez par le registrar, pas par lui.
  • Couper le site par dépit. Un site hors ligne, même deux semaines, c'est des appels perdus et parfois des positions perdues durablement. Remplacez d'abord, coupez ensuite.
  • Refaire de zéro sans redirections. Le site tout neuf peut être superbe et ne plus rien générer pendant six mois. Les redirections ne sont pas une option.

Et si le prestataire refuse de donner les accès ?

Deux cas de figure. Si le domaine ou l'hébergement est à votre nom, vous n'avez pas besoin de lui : le registrar et l'hébergeur traitent avec le titulaire, c'est-à-dire vous, sur simple preuve d'identité et de société. Si le domaine est à son nom, c'est un litige commercial : la voie classique est un courrier recommandé avec accusé de réception qui met en demeure de transférer le nom de domaine, en citant le contrat ou le devis initial. Un professionnel du droit peut être nécessaire, et ça se décide au cas par cas selon la valeur du site.

Dans les deux cas, la priorité est de sauvegarder ce qui existe encore : c'est la seule chose qui ne se remplace pas.

Combien ça coûte de reprendre un site

Une reprise de site — audit des accès, sauvegarde, nettoyage, remise en état et transfert — est affichée à 900 € chez Reparsite. Si le site est à refaire parce que la base technique est irrécupérable, une vitrine complète est à 1 500 €, une page unique à 700 €. Le détail est sur la page tarifs, et le diagnostic initial est gratuit : on vous dit d'abord ce qui est récupérable, et à quel prix.

À lire aussi : site piraté ou tombé en panne, le guide de survie, et freelance ou agence : comment choisir sans se faire piéger.

Site lent, site mort : les 7 vérifications qui disent si votre site vous coûte des clients

Le guide gratuit, sans jargon : ce que vous pouvez vérifier vous-même en 2 minutes, et ce qu'il faut corriger. Pour les artisans et commerçants de l'étang de Berre.

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